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Crainte de maltraitances infantiles

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Les inquiétudes concernant un enfant émergent souvent de manière diffuse.

On ressent un malaise par rapport à sa situation sans pouvoir clairement en identifier la raison. On peut considérer comme maltraitant tout comportement et/ou attitude qui ne tient pas compte de la satisfaction des besoins d'un enfant et/ou constitue par le fait même une entrave importante à son comportement.

Certains indicateurs peuvent attirer votre attention: à titre d'exemple et de manière non exhaustive, vous pourriez être face à un enfant qui présente des difficultés à entrer en relation, des absences d'émotion, une perte de confiance en lui, de l'apathie, du pessimisme, de l'agressivité envers autrui, de l'hyperactivité, de la susceptibilité, de la méfiance, de la fatigue, un manque d'hygiène...

Ces indicateurs sont à prendre avec énormément de prudence! En effet, pris séparément, aucun d'eux ne vous permet de conclure à de la maltraitance. Par contre, la combinaison de plusieurs d'entre eux doit éveiller votre attention. Sont visées ici les situations à risques pour lesquelles il est important de faire appel à titre préventif et de demander conseil à des services compétents.

D’un point de vue légal

Tout enfant a droit à être protégé contre toutes formes de mauvais traitements, de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligences perpétrés par ses parents ou par toute autre personne à qui il est confié (...).

(Art. 19 de la Convention relative aux Droits de l'Enfant du 20 novembre 1989).

Compte tenu de sa mission et de sa capacité à agir, l’intervenant est tenu d’apporter aide et protection à l’enfant victime de maltraitance (...) ou à son milieu familial de vie. Cette aide vise à prévenir ou à mettre fin à la maltraitance.

(Art. 3 §1er du décret relatif à l’Aide aux enfants victimes de maltraitance du 12 mai 2004) 

Si un médecin soupçonne qu’un enfant est maltraité, est abusé sexuellement ou subit des effets graves d’une négligence, il doit opter pour une approche pluridisciplinaire de la situation, par exemple en faisant appel à une structure conçue spécifiquement pour gérer cette problématique. (...) Lorsqu’un médecin constate qu’un enfant est en danger grave, il doit sans délai prendre les mesures nécessaires pour le protéger. (...) Si ce danger est imminent et s’il n’y a pas d’autre moyen pour protéger l’enfant, le médecin peut communiquer ses constatations au procureur du Roi. (...) Les parents ou le tuteur de l’enfant seront informés des constatations du médecin et des initiatives que celui-ci compte prendre sauf si cette information peut nuire à l’intérêt de l’enfant. (...) Avant de prendre toute initiative, le médecin doit en parler au préalable avec l’enfant dans la mesure où les capacités de discernement de celui-ci le permettent.

( Art.61 du code de déontologie médicale de 1978, modifié le 16/11/2002 organisé par le Conseil national de l'Ordre des médecins).